Le blog de Nicolas de Rouyn

Bonjour.
Ceci est un blog dédié au vin et au monde du vin, qu'on appelle aussi le mondovino. Et à tout ce qui entoure le vin, les belles tables,
les beaux voyages, les tapes dans le dos et les oreilles tirées.
Cela posé, ce qu'on y lit est toujours de-bon-goût-jamais-vulgaire,
ce qui peut plaire à votre mère. Dites-le lui.
(Only dead fish swims in ze stream).
Les photos sont signées Mathieu Garçon, sauf mention. Pour qu'elles soient belles en grand, il suffit de cliquer dessus.
Au fait, il paraît que "l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération".
Nicolas de Rouyn



lundi 19 mars 2012

Les primeurs en primeur. 1, le marchand

Bientôt, les meilleurs dégustateurs du monde vous diront tout sur le millésime 2011. Faut-il l’acheter, etc. D’ici là, et pour tromper une bien naturelle impatience, voici une volée de commentaires de la part de ceux qui l’ont fait. BonVivant, le blog, diffusera chaque jour une ou deux interviews en vidéo. Bien sûr, chacun de ceux que j’ai rencontré a fait très bien. Il sera donc sage d’attendre les avis de Michel Bettane et Thierry Desseauve pour s’en faire un (d’avis).


Pour commencer voici l’interview de Patrick Bernard, le plus important marchand de vins sur internet via son site millesima.com. Il a une particularité, il dispose des vins qu’il vend*. Et pour que nul ne l’ignore, il convoque la cour et la campagne à intervalles réguliers dans ses chais du quai de Paludate à Bordeaux. L’endroit est impressionnant. Pas moins de 2,5 millions de bouteilles en caisses bois attendent le visiteur, l’image est frappante. Il y en a jusqu’au plafond à plus de six mètres de haut, on se promène au milieu des rêves de vins les plus fous, dans tous les formats, tous les millésimes. Il est aussi producteur de haut-médoc et de pauillac avec son château Peyrabon. Et, bien sûr, il est un client important des châteaux au moment des primeurs. Il a un avis pour le moins tranché. L’expérience, sans doute.
Demain : "Les primeurs en primeur. 2, le producteur de pomerol




*Il n’est pas le seul. Tous les sites adossés à de grands négociants sont dans le même cas. La Vinothèque de Bordeaux et Jean Merlaut sont de bons exemples et des sites dignes de confiance. Et Chateauprimeur, adossé au grand négociant Duclot, est un modèle du genre.

19 commentaires:

  1. Regardez le tweet de Robert Parket sur son profil officiel : 2011 n'a aucun intérêt ........
    HEADING BACK TO BORDEAUX NEXT WEEK TO TASTE 2011s-ABSOLUTELY NO INTEREST IN THIS VINTAGE IF MY instincts are correct
    Il va falloir ramer dur pour vendre cette année !

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    1. Tout a déjà été dit sur ce tweet maladroit

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  2. Et http://www.chateauprimeur.com/ vous connaissez ?

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  3. Un discours sincère et un argumentaire intelligent qui j'espère sera suivis par bon nombre de professionnels.

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  4. Les primeurs ouiiiii! Le grand concours des mini-miss pour savoir qui sera élue miss france 2022! On frétille d'avoir l'avis des chefs Nicolas, vite vite vite!

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    1. Ne sois pas impatient, petit scarabée, ça vient.

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  5. Certainement très juste analyse dans ce film (merci) des derniers millésimes et rappel nécessaire que c'est le marché qui fait le prix.
    Mais à quand l'aveu que Bordeaux n'est pas "le" vin en absolu et surtout qu'une partie croissante du prix est bêtement liée au prestige de l'étiquette ? Oui, je sais, ils ont des volumes inconnus ailleurs et une force de frappe peu commune. On eût aimé aussi quelques mots pour les "petits" bordeaux qui méritent d'être mieux soutenus par ce puissant négoce.
    Bon, ce n'est pas à Bordeaux de parler de la Bourgogne ou de la Loire - sont pas masos à ce point - mais qu'attendent donc les autres régions pour se monter du col ?

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    1. Pourquoi "bêtement" ? C'est le principe même du commerce, le prestige de l'étiquette.

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  6. Qu'est-ce que c'est que la qualité "intrinsèque" qui n'aurait qu'une influence négligeable sur le marché ?

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  7. C'est la qualité du vin en soi. Hors influence de l'étiquette, du marché, des commentateurs, etc.

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  8. Merci de cet éclairage. Ce n'est donc pas la qualité du vin qui détermine, pour une même étiquette, des variations de 500 ou 600% d'une année à l'autre.

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    1. Bon, vous exagérez un peu sur les variations "d'une année sur l'autre", mais au fond c'est ça : ce n'est pas la qualité du vin qui fait le prix, mais l'état de la demande. Si 1 000 personnes veulent un objet produit à 10 exemplaires, les prix montent. Logique.

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    2. Bien, si la demande pour une même étiquette n'est motivée ni par la qualité "intrinsèque" du vin ni par une production en baisse, par quoi l'est-elle ?
      Par Parker ?
      Sur les fluctuations, en effet, il est dit dans le reportage 730%, d'une année à l'autre.

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  9. "Bêtement" dans le sens qu'apporter tant de valeur à l'étiquette est fatalement apporter de la vanité là où elle est inutile, ou, restons sage, pas vraiment nécessaire.

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    1. François, l'image d'un produit fait partie intégrante de son prix, tu le sais très bien. C'est vrai d'un affreux petit sac Prada à 1 000 euros, d'une Benz à 100 000 et d'un lafite-petrus à un milliard.

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  10. Si je puis me permettre, votre anonyme du début a un avis éclairé ... Chateauprimeur est de loin la plus belle et honnête offre Primeur du net : Pétrus, Lafleur, le pin @ co quasiment pas d'evolution de prix en cours de campagne (les fameuses secondes tranches, voire troisièmes etc etc). Et un patron (JF Moueix) comme il n'en existe pas ... Notez que je n'y ai pas d'intérêt mais un grand respect pour une maison on ne peut plus serieuse. Mais François va pester de voir une telle boutique être vantée pour son portfolio de si belles étiquettes ... :0) ou le genre humain y attacher tant d'importance :0) :0) :0)
    Matthieu D.

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  11. Olivier:
    sauf que contrairement au autres produits de Luxe un domaine produit en gros le même nombre de bouteilles par an...
    Chai pas pkoi mais je sens que là la demande pour le 2011 ca va pas être tip top!

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